25 octobre 2009
Faire un voeu
Pour s’amuser, pour le plaisir, avec l’auteur du blog de l’effet papillon (le lien est à droite, attention, le ton là bas est assez differents pour choquer les quelques habitués d’ici
note : Enfin, elle est censé. Un réveil et des sidaïques terroristes auront différés la parution de son coté.), nous avons décidé d’écrire sur des thématiques lancées par l’un de nous. Cette semaine, il s’agissait de “faire un vœu”. Si à l’avenir, d’autres veulent se prendre au jeu, qu’ils fassent signe à l’un de nous d’eux, ça sera avec plaisir !
Passant devant une fontaine, l’idée de lancer une pièce me prend. Envie d’autant plus absurde que je n’ai pas de vœu, mais ces idées qui sonnent comme un écho à peine compréhensible d’un lointain en nous ont un charme fascinant qui finissent toujours par me subjuguer. Et après tout une pièce ne pourrait jamais être qu’un émissaire muet, incapable de délivrer son message. Je décide finalement de suivre cette lubie, sait on jamais qu’elle mène quelque part.
Je lance une pièce. Elle tombe, coule au fond, délivrant à son passage une cohorte de bulles.
Elles remontent, arrivent à la surface. Quand elles éclatent, des voix rappelant l’enfance se diffusent, qui murmurent ce qui est d’habitude couvert par le tappage de la fatigue et des désillusions.
Elles soufflent que le meilleur reste à venir, que ce ne sont pas que milles épines qui vont accompagner notre route, qu’il y aura aussi des roses qui la coloreront, qu’elles distilleront dans nos souvenirs un parfum entêtant, même une fois oubliées.
Et les bulles éclatent, une a une, porteuses d’un espoir reveillé, jusqu’à la dernière.
Le brouhaha ne revient pas défigurer le silence. Comme un manteau protège du froid, une bulle enveloppe l’esprit, laissant le vacarme au monde pour quelques temps.
Jeter une pièce pour sentir revivre l’enfant avide d’un merveilleux inéluctable. Jeter une pièce pour y croire encore. Ça vaut bien quelques centimes.
12 octobre 2009
Apatride
Il est des endroits dont on revient blessés, le visage marqué par ce qu’on y a vécu. Déracinés, la cicatrice restante sera à jamais notre patrie. Errants, c’est alors qu’on espère croiser un autre, un autre soi, revenant d’enfers similaires pour enfin être compris.
27 août 2009
L’errant leurré
Animé par ce qu’il ne possédait plus,
Il courait après l’oeuvre du manque, ce falsificateur d’ailleurs merveilleux.
Conscient du mensonge, il en restait prisonnier, poursuivant sa quête comme un détenu resigné attend la fin de sa peine.
Quand il s’approche de son aspiration, la touche enfin, l’illusion se brise, son intuition s’incarne : le miroir dans lequel il voyait son désir etait déformant. Le reflet apparaît désormais terne, ne renvoyant que l’absurde de sa quête.
Et il reste assis, le souffle coupé par le non sens de son aventure.
L’histoire du flacon et de l’ivresse
J’aime verser de l’alcool sur le corps des femmes pour mieux leur murmurer qu’elles m’enivrent.
15 juin 2009
Ces talons qui, au loin, percent, bercent
Le claquement sourd de ses talons rythmait mes pensées, lentes et indolentes.