21 avril 2010

Publié dans Non classé à 10 10 53 0453 par oxymore1202

Perfusion d’encre.

Des nouvelles lectures, on extrait l’encre, on se l’injecte, l’y mélange au sang. Les tempes battent une mesure folle, la tension évacue le sommeil. Les veines deviennent noires, comme pour s’écrire à même le corps.

Infusion de concepts.

Regarde. Des portions d’une carte se dessine d’une encre presque effacée, comme s’il avait fallu choisir ce qu’on allait imprimer dans la chair. Milles annotations griffonnées pour le seul usage de l’architecte rendent à l’inconnu des pans de ce que devait dévoiler le plan.

Confusion des pensées.

Voici tout ce que tu dois explorer. Ruelles sombres aux odeurs enivrantes, boulevards fêlés, du bitume au bâtiment. Des gravats s’accumulent au pied d’arbres décharnés, comme s’ils voulaient se faire passer pour leurs fruits abâtardis.

Effusion de l’angoisse.

Toutes les pâles promesses du plan sont comme hantés par les dangers que l’imagination suppose à l’inconnu. Un craquement est un rôdeur indiscret.
Les lieux ne semblent jamais pouvoir se rendre au calme d’un chez soi. Une angoisse indéfinie se veut l’ombre de chaque mouvement.
Les yeux finissent dans le vide, seul lit précaire où ils trouvent le repos.

Entre ces instants, il s’agit de marcher, de découvrir.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.